Kaboul–Islamabad : le retour du front pachtoune

Juliette Guillois·2 mars 2026·1 min de lecture·
Kaboul–Islamabad : le retour du front pachtoune

La frontière afghano-pakistanaise, ligne de fracture historique, est redevenue un front après la déclaration du ministre pakistanais, Khawaja Asif : « C’est désormais la guerre ouverte ».

La rupture paraît brutale entre les anciens alliés ; elle est pourtant le prolongement d’une tension longtemps contenue. Depuis le retour des talibans au pouvoir, Islamabad accuse Kaboul d’abriter le Tehrik-e-Taliban Pakistan. Les Talibans pakistanais, installés dans des sanctuaires afghans, ont fait de 2025 « l’une des années les plus meurtrières de l’histoire récente » (Samina Ahmed).

La tension latente a éclaté dans la nuit du 26 au 27 février, lorsque l’armée pakistanaise a frappé les provinces orientales afghanes de Khost et de Paktika. En riposte, Kaboul a visé des postes-frontières pakistanais. Les bilans, contradictoires et invérifiables, font état de lourdes pertes de part et d’autre.

L’Arabie saoudite, le Qatar et l’UE appellent à la désescalade, tandis que les États-Unis et la Chine surveillent la situation tout en protégeant leurs intérêts. Le conflit reste ambigu : une confrontation fratricide, enracinée dans des solidarités ethniques et idéologiques, plutôt qu’une guerre totale.

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