Détroit d'Ormuz : Une menace vitale pour l'économie

Amélie Blanchet·2 mars 2026·1 min de lecture·
Détroit d'Ormuz : Une menace vitale pour l'économie

Hapag-Lloyd, Maersk, Nippon Yusen… Nombreux sont les armateurs qui ont reçu ce samedi 28 février l’ordre des Gardiens de la révolution iranienne de ne pas traverser le détroit d’Ormuz. Cette fermeture, bien qu’officieuse, pose des risques très importants sur l’économie mondiale, faisant planer la menace d’un choc pétrolier comparable à 2022 : les analystes du cabinet Wood Mackenzie estiment par exemple que le prix du baril de pétrole pourrait à nouveau dépasser le seuil des 100 dollars.

Et pour cause, ce couloir maritime est une véritable artère du transport mondial d’hydrocarbures, représentant à lui seul 20 % du pétrole mondial, c’est-à-dire l’équivalent de 1,3 milliard de dollars par jour (Oxford Economics).

Pour l’instant, seuls l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis sont capables de contourner ce goulet, grâce à des infrastructures alternatives. Les pays de l’OPEP ont d’ailleurs décidé dimanche d’augmenter leur production de pétrole, pour tenter d’empêcher une crise mondiale et systémique. Cela semble néanmoins insuffisant, en tout cas pour l’instant.

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